Pour ce projet immersif, l’artiste Alfredo Jaar a demandé à 20 photoreporters de diverses nationalités de sélectionner deux de leurs photographies: la plus désespérée, et la plus porteuse d’espoir et de joie.
Cette exposition remet en question l’idée selon laquelle les innombrables images de souffrance auxquelles nous sommes soumis·e·s ont cessé de nous toucher. Elle suggère que le problème est plutôt l’anonymat des sujets: ces personnes ne peuvent pas nous rendre notre regard ni raconter leur histoire.
L’exposition interroge aussi sur ce que nous, spectatrices et spectateurs garderons de ces images.
Alfredo Jaar (1956) est un artiste, archi-tecte et cinéaste d’origine chilienne, qui vit et travaille à Lisbonne, après avoir vécu plus de 40 ans à New York. Il est considéré comme l’un des artistes plasticiens les plus engagés sur les plans culturel, politique et social de notre époque. En 1994, il se rend au Rwanda pour être témoin du génocide – une expérience qui a radicalement changé sa vie et sa pratique.
Son œuvre a été largement exposée à travers le monde comme à la Biennale de Venise (1986, 2007, 2009, 2013, 2026), à
l’exposition d’art contemporain Documenta à Kassel (1987, 2002) et aux Rencontres d’Arles (2013), entre autres. Il a fait l’objet de plus de quatre-vingts monographies, dont une en 2007 au Musée Cantonale des Beaux-Arts de Lausanne. Alfredo Jaar est lauréat du prix Hasselblad (2020), du IVe Prix Albert Camus de la Méditerranée (2024) et du Prix Pictet (2025).
Ses oeuvres font partie des collections du MoMa à New York et du Guggenheim Museum, New York, de l’Art Institute à Chicago, du Museum of Contemporary Art à Los Angeles et du Los Angeles County Museum of Art, de la TATE Modern à Londres, du Centre Georges Pompidou à Paris, du Museo Reina Sofia à Madrid, du MAXXI, du MACRO à Rome et du MCBA à Lausanne, ainsi que de nombreuses institu-tions etcollections privées à travers le monde.