"Cette image est tirée d'une vidéo de Jean Otth (1940-2013), qui est une des personnes les plus importantes de ma vie. J’avais totalement oublié cette affiche réalisée pour l'exposition collective Le corps évanoui en 2000. Au début des années 1970, j'étais un peu un jeune con, je faisais partie du groupe Impact, je traînais avec des artistes et disais détester le graphisme, que je considérais comme de le publicité. Lors d'une rencontre avec Jacques Monnier-Raball, le directeur de l'Ecole cantonale des beaux-arts de Lausanne, je lui ai dit qu'il dirigeait une école de m… J'avais les cheveux longs, j'étais arrogant, et il m'a dit: "Et bien alors, viens enseigner!" Deux ans après, j'étais responsable de département et j'ai alors cherché des gens que j'aimais bien pour m'entourer, dont Jean Otth. Au fil du temps on est devenu très proches, il est même le parrain de mon fils. Vu qu'il n'était pas graphiste, qu'il avait une autre approche, son regard m'était nécessaire. Lorsque j'ai gagné le concours pour réaliser un pavillon sur la douleur dans le cadre d'Expo.02, je l'ai aussi embarqué avec moi. On a travaillé en bonne intelligence avec également Eric Bart, l'ancien bras droit de René Gonzales au Théâtre de Vidy."
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