Accessible et intergénérationnel, il n’y a qu’à voir le nombre d’enfants comme d’adultes qui s’y arrêtent, le Studio vise à faire des visiteurs des photographes improvisés. La première étape est l’observation: comment choisit-on ce qu’on souhaite photographier? Quel est le thème d’une photographie, et à quel genre appartient-elle? Plutôt portrait, paysage, nature morte? Un écran interactif permet au public de choisir une thématique et de découvrir des images tirées de l’abondante collection du musée.
Vient ensuite la composition: sur une table lumineuse sont disposés des objets de diverses formes, que chacun pourra agencer selon son goût. Au mur, une projection en temps réel montre l’avancée de la composition. "Cet atelier a pour but de sensibiliser le public à l’organisation de l’espace, si essentielle en photographie", développe Rachele Riani. La mise en scène, avec le coin déguisement qui lui est dévolu, constitue sans doute l’étape la plus récréative du processus. Chapeaux, valises, vestons, foulards et même brassards forment un attirail de choix pour habiller le modèle, juste avant son entrée en scène.
Une fois le modèle proprement accoutré et la pose définie (debout, assis, de près, de loin, de face ou de dos), place au cadrage. À l’aide d’un appareil photographique mis à disposition, on pourra immortaliser le modèle à l’aide de vraies lumières de studio et d’un fond, à l’effigie d’un tunnel de chemin de fer. Le portrait étant un art qui se fait à deux, un modèle face à un photographe, le Studio est conçu pour favoriser les échanges si on visite Photo Elysée en solo.