A 96 ans, Sabine Weiss a tout fait: portraits (Alberto Giacometti, Françoise Sagan, Niki de Saint Phalle, Anna Karina…), mises en scène espiègles pour la mode et la publicité, reportages. Elle a surtout photographié inlassablement la rue, et ses silhouettes pressées ou flâneuses, ses amoureux fougueux, ses gens de peu, et tous ses enfants la considérant comme leur terrain de jeu. Des scènes de vie lumineuses qui la rangent dans le courant de la photographie humaniste, aux côtés de Brassaï, Willy Ronis et Robert Doisneau. Elle raconte sa rencontre avec ce dernier, devenu un ami, dans les bureaux de Vogue. Elle avait 28 ans, ses boîtes de tirages plein la sacoche, afin de montrer son travail à Michel de Brunhoff, grande figure de la presse parisienne.