Principes humanitaires, ici et maintenant

24.10.2019 – 29.02.2020 Museo de Bellas Artes, Caracas
03.12 – 08.12.2019 ArtHall D12, Kiev
04.12.2019 – 22.03.2020 Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève
13.12.2019 – 05.01.2020 CaixaForum, Madrid
08.01 – 15.01.2020 Apteka Sztuki Gallery, Varsovie
23.10 – 12.11.2020 Galicia Jewish Museum, Cracovie
15.11 – 31.12.2020 Senado de la República, Mexico
24.05 – 11.06.2021 Delegates Entrance, UN Building, New York
29.07 – 31.12.2021 Museo de la Memoria y los Derechos Humanos, Santiago
20.09 – 19.10.2021 Fire Station Art Gallery, Doha
02.10 – 31.10.2021 Maison franco-japonaise and Ebisu Garden Place, Tokyo
04.10 – 15.10.2021 Moynihan Plaza, Washington D.C
07.10 – 29.10.2021 Musée de la Chancellerie, Mexico City
16.10.2021 – 28.02.2022 Woodrow Wilson Center, Washington D.C.
20.10 – 24.10.2021 Festival Cultural Ceiba, Tabasco
18.11 – 22.11.2021 Katara Cultural Village, Doha
23.11 – 26.11.2021 Landmark Mall, Doha
28.11 – 01.12.2021 Hamad Bin Khalifa University, Doha
02.12 – 06.12.2021 Qatar Red Crescent Society QRCS, Doha

Comment l’art peut-il nous aider à comprendre les principes humanitaires ?

Dans le cadre d’une collaboration avec l’Aide humanitaire de la Suisse et d’un entretien avec le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Photo Elysée a donné carte blanche à dix artistes de Suisse romande pour créer un nouveau film, partageant leur vision des notions d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. À travers ces courts métrages originaux, les artistes examinent l’impact des principes humanitaires sous un angle nouveau, local et contemporain.

Itinérance
Suite à la collaboration fructueuse de Photo Elysée avec le Département fédéral des affaires étrangères sur l’exposition Avec les victimes de guerre, photographies de Jean Mohr (qui a été présentée dans 59 lieux dans 25 pays à travers le monde), Principes humanitaires, ici et maintenant est une installation d’art contemporain produite par Photo Elysée et le Département suisse des affaires étrangères, en conversation avec le Comité international de la Croix-Rouge.

Les ambassades suisses dans le monde entier auront l’occasion de présenter Principes humanitaires, ici et maintenant dans leur contexte local, avec chaque présentation de l’installation d’art contemporain traduite dans la langue locale et tenue dans un lieu ouvert à tous les publics et gratuit. À ce titre, ce projet représente une occasion importante de présenter le travail d’artistes suisses dans de nombreux pays.

Artistes
Rebecca Bowring
Mark Henley
Cyril Porchet
Laurence Rasti
Virginie Rebetez
Manon Wertenbroek
Caroline Etter
Yann Gross
Sarah Carp
Mathieu Bernard-Reymond

Visite virtuelle
Visite virtuelle

Remerciements
Photo Elysée, le Département fédéral des affaires étrangères et le CICR tiennent à exprimer leur profonde gratitude à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Nous remercions tout particulièrement les artistes pour leur enthousiasme et leur engagement. Nous tenons également à exprimer notre gratitude à tous les humanitaires à travers le monde qui mettent leur vie en danger pour aider les personnes touchées par les catastrophes naturelles et les conflits armés.

Conception du projet: Département fédéral des affaires étrangères et Pascal Hufschmid
Coordinatrice de projet: Hannah Pröbsting
Experte en médiation: Afshan Heuer

Vidéos

Caroline Etter – Schmolitz

Schmolitz, cette expression suisse romande désigne un rituel au cours duquel deux personnes, verre à la main, croisent le bras droit pour ensuite vider leur verre à l’unisson. La glace est alors brisé, on passe ainsi d’étrangers à camarades…

Laurence Rasti, Le Salève, 2018

Zia, 21 ans, est né en Afghanistan. Laurence en a 28 et elle est née à Genève. Au travers d’une conversation, cette vidéo met en avant la notion de frontière, source d’espoir et de malheur dans nos sociétés.

Manon Wertenbroek, Journées semblables, 2018

Suite à une collaboration avec les Centre Interfacultaire en Sciences Affectives de Genève, Manon Wertenbroek a focalisé sa recherche sur une méthode appelée « réévaluation cognitive » s’appliquant dans des cas de régulation émotionnelle. Le film propose une vision plastique et subjective de cette technique consistant à analyser et réévaluer une situation désagréable et de l’envisager sous un nouvel angle, plus positif ou neutre, dans le but de réguler ses émotions et d’agir de façon productive. La narration suggère le déroulement d’une journée banale racontée par un personnage à tendance pessimiste. En parallèle, une deuxième lecture des événements est proposée sous forme de sous-titres visant à mettre en avant une version réévaluée de chaque situation. Les visuels en mouvement matérialisent le rapport entre l’espace intime et l’extérieur et rappellent un état émotionnel en constante évolution.

Mathieu Bernard-Reymond, On n’y comprend rien, 2018

Cette séquence est fondée sur les rapports visuels entre trois histoires correspondant à trois temporalités, trois perspectives différentes sur notre place dans l’univers et le temps. Notre humanité est inextricablement liée à cette place dont nous tentons pourtant de nous extraire en cherchant perpétuellement à dépasser notre nature imparfaite et finie.

Rebecca Bowring, The Mechanical Bride, 2018

Au quotidien, nos téléphones portables et notre vie en ligne absorbent une part toujours plus importante de notre temps et de notre attention. A tel point qu’il semble parfois plus facile de regarder un écran que de croiser le regard d’un inconnu. Notre ubiquité numérique nous isole-t-elle les uns des autres ? Rebecca Bowering nous met face à un miroir.

Mark Henley, Facing prejudice, 2018

Soulevant des questions liées à l’intégration et à l’expérience des réfugiés en Suisse,  » Face aux préjugés  » raconte l’histoire d’une exposition qui a mal tourné, sous la forme d’un récit personnel du photographe, réagissant à un acte de vandalisme.

Cyril Porchet, Selfish, 2018

La carpe koï inspire le confort, le calme, la douceur, mais à cet instant précis où elles sont nourries, il en ressort une émotion bien plus étrange, éloignée de l’inspiration au bien-être. Ces deux ressentis opposés peuvent nous amener à associer symboliquement la carpe koï à la problématique des grands écarts de richesse. Quand une poignée de privilégiés se gavent, une autre immense partie de la population s’agglutine dans la détresse. Ces deux catégories sont dans la réalité intimement liée.

Virginie Rebetez, Memorial Garden, 2018

“Memorial Garden” nous fait naviguer en territoire inconnu, nous immerge dans un monde de l’entre-deux où les éléments se cristallisent pour mieux donner matière aux corps venus chercher refuge au-delà de la mer, engloutis à mi-chemin par celle-ci. Une visite poétique sous-marine où ces milliers de corps, invisibles et anonymes, trouvent existence.

Yann Gross, Les Maraudeurs, 2018

Après avoir vécu en autarcie dans une forêt pendant dix ans, Brann, un motard au passé délictueux, décide d’ouvrir son terrain à des sans-abri et crée le « village du 115 du particulier ». Ne percevant aucune subvention, la communauté a développé un système de survie grâce au recyclage, la coupe de bois ou la récupération des invendus des supermarchés.

Sarah Carp, Renaissance, 2018

La vie est mystère, elle nous mène et nous emmène. Tel un bateau vulnérable au milieu d’une tempête, donner naissance c’est s’abandonner au mouvement et se laisser prendre par le vent. Fragilité absolue, solitude et abandon côtoient joie, beauté et force de la nature. Les profondeurs de l’âme réveillent l’instinct de survie et le besoin d’être accompagné.

Partenaires

Ce projet est le fruit d’un partenariat entre Photo Elysée et le Département suisse des affaires étrangères, en dialogue avec le CICR.