Donation David Douglas Duncan

Photo Elysée a reçu une donation exceptionnelle provenant d’une collection particulière : 100 photographies vintage de David Douglas Duncan prises entre 1956 et 1973 dans l’intimité de Pablo Picasso par le célèbre photoreporter de guerre américain, ainsi que deux portraits de Pablo Picasso et David Douglas Duncan par Gjon Mili et une épreuve de Judy Caravaglia.

Une donation exceptionnelle

« Après la donation par Alice Pauli de trois photographies d’Henri Cartier-bresson et Martine Franck représentant Alberto Giacometti, Balthus et Arpad Szenes et Maria Helena Vieira da Silva, cette donation est tout à fait exceptionnelle à plus d’un titre pour Photo Elysée » souligne Tatyana Franck, « elle nous permet d’enrichir nos collections du travail photographique de l’auteur du livre This is War! qui a fait date dans les années 1950, de les compléter par un ensemble remarquable montrant le processus créatif du plus grand artiste du 20e siècle, et de poursuivre nos liens avec les autres institutions de Plateforme 10, le MCBA en particulier. »

Pablo Picasso et la photographie

Pablo Picasso est l’artiste le plus photographié de son temps, notamment durant la deuxième partie de sa vie, alors que sa réputation dépasse les frontières. Certains y verront de la complicité, d’autres de la connivence. De grands photographes tels que Man Ray, Brassaï, Lee Miller, Willy Ronis, Robert Doisneau, Robert Capa ou Henri Cartier-Bresson ont ainsi signé de nombreux portraits de l’artiste, sans oublier Dora Maar, sa compagne, dont les épreuves attestent de la genèse de Guernica.

A partir des années 1950, Picasso établit une réelle collaboration avec certains photographes qu’il a lui-même sélectionnés. André Villers pour la réalisation de découpages et de collages photographiques. Gjon Mili avec lequel il expérimente des créations dans le noir à l’aide d’une lampe torche, dessinant des halots de lumière dans l’espace. Les dernières années de sa vie sont, quant à elles, immortalisées par René Burri, Edward Quinn et surtout David Douglas Duncan.

David Douglas Duncan

Avec David Douglas Duncan, ni œuvre cinématographique, ni mise en scène spectaculaire, juste des photographies prises entre amis et des moments d’intimité créative. Il en donne une explication insolite : « Parce que je n’étais pas un artiste, ni un historien de l’art… J’étais juste un gars qu’il aimait bien, un gars avec un appareil photo. Simplement. Nous étions juste deux hommes. C’est très important d’insister sur le fait que je n’étais pas un professionnel de l’art et c’était bien ce qu’il attendait de moi. »

Ancien reporter de guerre, David Douglas Duncan savait néanmoins se montrer discret : « Lorsque j’étais chez Picasso je parlais très très peu. » Il a donc utilisé un appareil photo Leica M3D fabriqué sur demande avec des obturateurs extrêmement silencieux afin qu’ils ne dérangent pas le Maestro au travail. Et chaque image est prise dans les conditions de lumière existante. Entre eux, ils communiquent avec peu de mots. Duncan ne parle pas le français, et Picasso ignore l’anglais. Leur langue commune est un espagnol rudimentaire.

Autres actualités

09.03.2022

Soutien de Plateforme 10 à l’Ukraine

Plateforme 10 affirme sa solidarité avec les artistes et la population ukrainienne affecté·e·s par la guerre.

Photo Elysée, le MCBA et le mudac présentent les travaux de 8 artistes ukrainien·ne·s. Carole Glauser Pidoux, commissaire d’exposition pour Photo Kyiv 2021 notamment, a constitué le corpus d’images et assuré le lien avec les artistes.

La création artistique et la liberté qu’elle présuppose, n’ont de sens que dans le contexte plus large du droit fondamental à la vie, à la liberté individuelle et d’expression et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Par cette action symbolique, Plateforme 10 souhaite exprimer sa solidarité avec les artistes et avec toutes les personnes qui, aujourd’hui, en Ukraine comme ailleurs, sont privé·e·s de ces droits ou s’engagent pour les défendre au péril de leur vie.

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25.02.2022

Nathalie Herschdorfer, nouvelle directrice de Photo Elysée

Commissaire d’exposition et historienne de l’art et de la photographie, Nathalie Herschdorfer est nommée directrice de Photo Elysée par la Fondation Plateforme 10. Elle  prendra les rênes du musée dès le 1er juin 2022 après avoir été à la tête du Musée des Beaux-Arts du Locle depuis 2014. Elle connaît bien notre institution puisqu’elle y a déjà œuvré pendant plus de 10 ans en tant que commissaire et responsable des expositions (de 1998 à 2010).

Sa connaissance de la photographie et son expérience de la gestion muséale, ainsi que son réseau culturel national et international ont séduit le jury qui a procédé à l’examen de plus de cinquante dossiers et auditionné cinq candidat·es suisses et étranger·es de grande qualité. Ses propositions stratégiques, son attention à l’éducation à l’image ainsi que sa volonté affirmée de suivre le développement de notre institution en étroite collaboration avec les équipes de Plateforme 10 et des deux autres musées ont convaincu la commission.

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