Un bijou en constante transformation, qui fera peau neuve en 2022 en intégrant Plateforme 10. Ce déménagement ne rend pas Laurence Hanna-Daher indifférente, elle qui a entretenu un rapport particulier, presque fusionnel, avec le parc et la vieille maison de maître de l’avenue de l’Elysée: "Je vais regretter la nature et les parquets qui grincent, c’est certain, sourit-elle avec nostalgie. Ce dont je me réjouis par contre, c’est de voir regroupées toutes nos équipes au même endroit. Et ce déménagement, c’est surtout un magnifique cadeau pour la photographie et pour les Vaudois. Ça s’inscrit dans la suite logique des choses, et franchement, ce n’est que du bonheur."
Depuis 2006, elle a pu voir le musée changer, muter, mûrir même, un peu comme un enfant qui grandit et que l’on accompagne dans son cheminement. A sa réouverture en 2022, il ne ressemblera en rien à celui rencontré un beau jour de septembre, il y a de cela quinze ans. Si les parquets grinçants et le parc surplombant le lac resteront bien sagement à la même adresse, Laurence Hanna-Daher emportera avec elle ses souvenirs et ceux du musée, elle qui est devenue au fil du temps l’une des mémoires de l’Elysée.
Léo Tichelli
Cet article a été rédigé pour L’Elysée hors champ, un journal en ligne réalisé en partenariat avec le journal Le Temps lors de la fermeture du musée pour son déménagement à Plateforme 10. L’Elysée hors champ était actif de septembre 2020 à décembre 2022.